La myosite du cheval : comment la prévenir ou la soigner ?

Myosite du cheval, rhabdomyolyse à l’exercice ou encore coup de sang : cette pathologie équine porte des noms différents pour des conséquences parfois bien fâcheuses. Il s’agit d’une maladie extrêmement douloureuse et qui rime souvent avec des séquelles importantes pour l’animal. Elle l’empêche par exemple littéralement de s’exercer et équivaut fréquemment à la fin de la carrière sportive du cheval. Qu’elle soit chronique ou seulement occasionnelle, nous vous donnons ici les bonnes attitudes à avoir pour tenter de soigner votre animal le cas échéant, ou mieux, pour éviter ce mal.

Quelles sont les causes de la myosite du cheval

La myosite équine se manifeste par une dégradation des cellules musculaires de l’animal et des inflammations importantes de ses muscles. Les douleurs ne se limitent pas à une seule zone et entraînent une grande souffrance pour l’animal qui doit ensuite subir une convalescence allant jusqu’à un mois.

  • L’alimentation du cheval est souvent l’élément déclencheur de la myosite. Des rations inadaptées (souvent trop riches en amidon par rapport avec l’activité de l’animal ou ne contenant pas assez d’antioxydants ou d’électrolytes) sont problématiques. Des études approfondies sur la nutrition des chevaux mettent en avant l’importance d’un choix judicieux des aliments de l’animal et des rations pour éviter la myosite du cheval.
  • L’effort consenti par l’animal pendant des exercices est souvent le point de départ des douleurs. Un effort trop important pour le cheval, un échauffement insuffisant ou de manière générale des exercices éprouvants effectués dans des conditions peu propices (chaleur, humidité importante…) peuvent être la cause directe de la surcharge musculaire qui résulte en une myosite équine. Il importe donc de veiller à adapter l’entraînement des chevaux à leur niveau, et de garantir des conditions d’entraînement optimales.
  • La génétique prédispose parfois l’animal à des formes chroniques de myosite. Une mauvaise régulation du calcium ou encore des problèmes de stockage des polysaccharides sont des exemples de prédispositions génétiques. Les myosites causées par ce type de défaillances, l’intensité des efforts n’a pas de véritable importance : les exercices les plus normaux peuvent déclencher des crises.

Quels traitements

Les myosites causées par des prédispositions génétiques sont en pratique plus difficiles à diagnostiquer. Pendant une crise sévère de myosite, le cheval se trouve souvent tétanisé par la douleur. Si vous remarquez aussi une transpiration excessive et une température élevée, et des urines foncées, il est préférable de contacter rapidement un vétérinaire pour confirmer le diagnostic.

  • Le traitement mis en place pour atténuer la douleur de l’animal consiste souvent en une perfusion. L’objectif est d’aider le cheval à éliminer les toxines. Certains vétérinaires conseillent des cures drainantes et la prise de compléments alimentaires à base de plantes qui favorisent une bonne sécrétion urinaire.
  • Des anti-inflammatoires et des sédatifs constituent des solutions classiques pour favoriser un relâchement des muscles et le repos.

Quels conseils pour prévenir la myosite équine

Le travail, la nutrition et le mode de vie général du cheval peuvent influencer son bien-être de manière globale et servir à limiter ou à empêcher des crises de myosite.

  • Pour éviter les crises liées à l’effort, il faut veiller à offrir du repos à l’animal, régulièrement et après les compétitions ; les rations qui lui sont offertes en période de repos devant être ajustées à ses besoins.
  • La préparation physique du cheval avant l’effort et le type d’exercice auxquels il est soumis doivent être pensés en fonction de sa condition physique et de son âge. Après les longues pauses, la reprise progressive reste la meilleure approche pour permettre une réadaptation de l’organisme de l’animal.
  • Pour le bien des articulations de l’animal et de ses muscles, offrez-lui des sessions de marche libre autant que possible.

En définitive, veiller à offrir du repos au cheval et prendre soin de lui en évitant les excès est la formule pour minimiser les risques de coup de sang. Si les crises de myosites sont parfois particulièrement impressionnantes, il est rassurant de noter que le pronostic de l’animal est généralement bon. Les contre-performances qui en découlent ou encore l’insuffisance rénale à traiter sont les conséquences à gérer après les crises. Disposer des bonnes informations permet aux cavaliers et aux propriétaires de garantir un mode de vie propice à une bonne santé pour le cheval.